mercredi 18 novembre 2009

Les Démons (Jesus Franco, 1972)


Les Démons
Jesus Franco, 1972
France/Portugal

Affiche américaine

mardi 17 novembre 2009

¡ Dios mio, Pacomio, su peluquero es tan creativo y professional !


Sculpture de Barack Obama, président des États-Unis d'Amérique, réalisée en cheveux par un coiffeur de Beijing, République Populaire de Chine, le 15 novembre 2009.


lundi 16 novembre 2009

Au service de Satan II

Q : Si, comme nous l'avons vu lors du précédent épisode de Au service de Satan, les dragons baisent des voitures, que baisent les dinosaures ?
A : Les dinosaures baisent des robots.




Q : Mais est-ce que tous les dinosaures baisent des robots ? N'existe-t-il pas une exception ?
A : Si, les Ptérodactyles. Les Ptérodactyles ne baisent qu'avec des ours.



dimanche 15 novembre 2009

Ennio Morricone - Copkiller - Original Soundtrack (WEA, 1983)
















Parce que Copkiller ce n'est pas seulement Harvey Keitel ET John Lydon ET Nicole Garcia mais aussi Ennio Morricone, on relance de dix avec la B.O. Une de mes préférées de Maître Morrique, sur laquelle on retrouve la psychotique suite "Sinfonia D'Una Citta" (qui occupe toute la première face du vinyle et qu'on avait l'habitude d'écouter avec Il Dottore Vidal dans un silence religieux, en faisant des tours de périph à bord de son inconfortable Twingo circa 2005) et le boitillant thème principal, mais aussi le frénétique "Tchaikovski's Destruction", morceau de country upbeat que Harvey Keitel écoute tout au long du film, avec ou sans peignoir, dès qu'il a 5 minutes de libre. A noter que la réédition CD contient 6 titres de plus par rapport au vinyle (principalement des prises alternatives sans grand intérêt) et une pochette différente, qui reprend le visuel de l'affiche originale.

Ennio Morricone - Copkiller (WEA, 1983)
192kbps

samedi 14 novembre 2009

Copkiller (Roberto Faenza, 1983)























Fred O'Connor (interprété par Harvey Keitel) est un bien étrange Lieutenant de police.
















Parfois, en plein milieu de la journée, sans prévenir, il rentre dans son grand appartement vide de New York et se met en peignoir.

















Là, il met un disque de country sautillante (toujours le même).

















Puis, il s'allume un cigare et savoure l'instant, en glissant doucement sur le cuir de son fauteuil.

















Il faut dire que le Lieutenant Fred O'Connor est un peu tendu à cause d'un tueur masqué qui élimine les membres de sa brigade un par un.

















Pourtant, il assure à son ex-femme journaliste (interpétée par Nicole Garcia) qu'il maîtrise parfaitement la situation.
















Et puis il retourne dans son grand appartement vide, où on apprend qu'il vit avec son co-équipier Bob Carvo (interprété par Leonard Mann), et que tous deux détournent l'argent de la drogue pour l'investir dans de grands appartements vides qu'ils comptent revendre ensuite pour s'acheter une île et des putes. Enfin, pas son co-équipier parce que lui s'est justement recasé avec l'ex-femme journaliste et qu'il est plutôt branché campagne.
 

Sauf que voilà, un intrus va venir troubler cette doucereuse tranquillité.

















Il s'agit de Leo Smith (interprété par John Lydon), qui suit Fred O'Connor depuis des mois et sait tout de sa vie et de ses odieuses combines. Il se présente un jour à la porte du grand appartement vide de Fred O'Connor et lui dit qu'il est le tueur masqué qu'il recherche et qu'il souhaite être arrêté.

















Evidemment, pour corser un peu la chose, il annonce également à O'Connor qu'il connaît ses secrets, ce qui réveille instantanément le penchant très naturel de O'Connor pour la torture à base d'appareils électro-ménagers.

















Maintenant qu'il est échauffé, O'Connor décide de séquestrer Leo Smith dans la salle de bains du grand appartement vide.

















Un soir, il décide de torturer Leo Smith avec un cigare et une petite radio portative qui diffuse un morceau de rock & roll (oui, un peu comme Michael Madsen dans Reservoir Dogs 9 ans plus tard, je vois que vous suivez).

















Sauf que Leo Smith, lui, il s'en fout, parce que non seulement sa grand-mère a prévenu la police de sa disparition, mais qu'en plus, il a caché chez elle une bande sur laquelle il a enregistré tout ce qu'il sait du Lieutenant O'Connor.

















O'Connor se rend donc chez la grand-mère de Smith. Il y découvre le portrait de son défunt grand-père (interprété de tout évidence lui aussi par Lydon).

















Mais il apprend surtout par la grand-mère de Smith que celui-ci a touché un énorme héritage et qu'il est depuis en quête de rédemption et cherche à punir quelqu'un de mauvais pour expier ses fautes.

















Forcément, de retour dans le grand appartement vide, ça barde. Mais un nouvel intrus vient perturber les retrouvailles.

















Là, on arrive à la moitié du film et je n'en dirai pas plus, si ce n'est que les choses vont devenir nettement plus raides et oppressantes durant la dernière demi-heure.
















  • POUR L'excellente prestation de John Lydon et un film qui, malgré un rythme un peu chaotique et un scénario qui aurait gagné à être un poil resseré, se place dans le haut du panier des productions italiennes de la première moitié des années 80. Basé sur un roman de Hugh Fleetwood (The Order Of Death, qui inspirera également l'année suivante un titre de P.I.L.), Copkiller servira de base à Abel Ferrara pour son génialissime Bad Lieutenant.
  • CONTRE L'horrible barbe du supérieur de Keitel.

Disponible à l'origine en VHS chez Digital Media Experience, puis brièvement réédité en DVD dans une édition absolument atroce qui a depuis été retirée de la vente.

jeudi 12 novembre 2009

Yôkai Hyaku Monogatari (Kimiyoshi Yasuda, 1968)





Yôkai Hyaku Monogatari
Kimiyoshi Yasuda, 1968
Japon

Affiche japonaise

mardi 10 novembre 2009

V 2009


Comme tout 30-something qui se respecte, je me suis épanché durant toute l'année 1984 en longs râles d'alchimiste dérangé devant chaque nouvel épisode de V. Comme tout 30-something qui se respecte, je n'aurais pas misé la moindre guinée sur cette nouvelle version. Comme tout 30-something qui se respecte, j'ai quand même regardé le pilote, pour être sur qu'on avait bien affaire à un truc parfaitement inutile. Comme tout 30-something qui se respecte, j'espérais secrètement me tromper et tomber sur une série prenant ses distances avec le modèle d'origine, gagnant en complexité et en profondeur. Et il faut bien reconnaître qu'effectivement, je me suis trompé. Terriblement trompé, même. Parce que ce que j'ai vu est un pur moment d'Histoire. Un tournant dans le labyrinthique paysage des séries télé. Un évènement qui va intégralement redéfinir l'oeuvre de fiction. Mesdames et messieurs, oubliez tout ce que vous avez vu jusqu'à présent : V 2009 vient officiellement de faire exploser le baromètre à merde.

Un tour de force accompli grâce à deux ingrédients simples (là, normalement, je devrais vous prévenir que les prochaines lignes contiennent des spoilers mineurs, mais si vous lisez ce blog, il y a de grandes chances pour que vous ayez déjà vu le V original, et si vous avez vu le V original, il y a peu de chances pour que vous soyez surpris par les innovations introduites par cette nouvelle version) :
  • Des personnages par-delà les limites du foutage de gueule. 
Un agent du FBI (NIGGA PLEASE !), tellement fière de son métier qu'elle dort avec son badge sur sa table de nuit.












Le fils super wild de l'agent du FBI, croisement entre le Edward Furlong de Terminator 2 et le Tom Cruise de Vanilla Sky, livré avec moto et meilleur-pote-débile-et-obsédé-sexuel.












Un présentateur télé qui ressemble à Michael J. Fox, mais avec le maquillage d'Amanda Lear.












Un businessman trop sympa et hyper sportif qui échappe miraculeusement à un crash d'avion en piquant un sprint.












Un prêtre un peu coincé mais plein de bonne volonté dont le meilleur pote est un SDF paraplégique.












Et, last but not least, le chef des Visiteurs. Dans la version originale, elle s'appelait Diana et il suffisait de moins d'un tiers de seconde pour capter que derrière sa combinaison rouge et sa dégaine de groupie de Twisted Sister, se cachait la reine des pourritures. Dans la nouvelle version, elle s'appelle Anna et comme on est en l'an 2000 et que tout est tellement plus complexe et inquiétant, elle ressemble à un hologramme de Hale Berry dans un film d'entreprise financé par L'Oréal, a une voie douce et chaude, et a droit à plein de gros plans insistants, mettant en valeur le reflet trouble et menaçant que l'on perçoit dans ses yeux de poupée morte.












  • Des ressorts dramatiques bordéliquement chargés en fruits
Ok, ok, on est en 2009, il faut que ça file, le rythme doit être soutenu. De là à faire n'importe quoi, il y a tout de même un pas que V 2009 franchit avec une outrancière absence de race. Après une rapide introduction, durant laquelle les personnages par-delà les limite du foutage de gueule sont présentés un par un via les secousses provoquées sur leur lieu de travail par le vaisseau des Visiteurs, on assiste à l'arrivée de l'armée (qui devait être branchée sur le même réseau qui a informé Nicolas Sarkozy de la chute du Mur de Berlin avec 24h d'avance, vu qu'elle débarque sur New-York pile en même temps que les extra-terrestres), qui peine à contenir le chaos provoqué par une foule de 16 personnes (grève des figurants ?)




Heureusement, tout le monde capte que les Visiteurs sont propres et sympas, et les gens retournent à leurs occupations, parlant de l'événement comme si c'était un truc aperçu vite fait au Zapping de la veille. A commencer par l'agent du FBI qui s'en cogne gentiment les mandibules et enquête désormais avec une conviction rare (checkez son implication dans les scènes de perquisition, ça frise la provocation pure et simple) sur une nébuleuse affaire de traffic d'explosifs.












Mais un indice va la mettre sur la piste d'une organisation secrète qui est en fait un front de résistance contre les Visiteurs. Comme elle est sait qu'elle ne craint rien avec sa veste en cuir, elle s'infiltre dans le groupe et découvre que les Visiteurs sont en vérité des êtres cruels et retors aux desseins machiavéliques et qu'ils vivent sur Terre depuis des décennies. D'ailleurs, elle a à peine le temps d'assimiler toutes ces nouvelles informations, que des Visiteurs surgissent brusquement de la nuit et exterminent les résistants. Comme elle avait sa veste en cuir, l'agent du FBI survit et découvre au passage que son collègue de travail vaguement albinos était en fait un Visiteur et que derrière son apparence humaine se cachait un reptile à la peau molle et visqueuse.








Parallèlement, le chef des Visiteurs vient de donner une interview exclusive au présentateur télé sosie de Michael J. Fox, et elle a mis tout le monde super mal à l'aise tellement elle était gentille et mystérieuse, et le fils super wild de l'agent du FBI s'est, lui, fait avoir comme un bleu par une jeune Visiteuse qui a profité de son instabilité émotionnelle pour l'enrôler chez les boy-scouts collabos (en même temps, il faut le comprendre : entre les soirées lose avec son pote relou et la colo facho d'une blondasse au décolleté obscène, le choix est vite vu)












Quant au businessman sympa et sportif, c'est en fait un Visiteur mais un Visiteur sympa et sportif en rebellion contre son peuple (histoire de racoler auprès des fans de Battlestar Galactica en manque de leur dose de "Cherchez le Cylon"). Le prêtre coincé mais plein de bonne volonté s'est, lui, également retrouvé chez les résistants après qu'un type lui ait remis une enveloppe pleine de sang au terme d'une spectaculaire démo estampillée Actor's Studio, et on terminera en précisant que les 45 minutes de ce prodigieux premier épisode sont emballées dans une esthétique à la croisée d'une cinématique de jeu vidéo circa 1998 et d'une pub pour rasoir mécanique 5 lames et plus.

Le second épisode est diffusé ce soir aux USA. Quelque part sur les hauteurs de la Californie, un scénariste se gratte le ventre en riant pendant qu'une prostituée Ukrainienne passe une troisième couche de vernis mauve métallisé sur ses ongles oblongs.

lundi 9 novembre 2009

Rock Aus Deutschland OST - Volume 20 - Aufbruch . Umbruch . Abbruch (Deutsche Schallplatten GMBH Berlin, 1992)


Commémoration oblige, j'aurais pu vous coller sans réfléchir le Born In DDR sorti chez Just In en 1990, un double LP post-réunification que j'avais acheté à l'époque, quelques mois après ma première visite dans la capitale allemande, et qui avait marqué le point de départ d'une vague obsession pas tout à fait guérie pour les groupes Berlinois de la deuxième moitié des années 80 et du tout début 90. Sauf qu'après avoir réécouté le disque en question, j'ai constaté que
  1. Il y avait quand même beaucoup de trucs super pourris dessus (quasiment tout le deuxième disque).
  2. Les titres étaient tous enchaînés les uns aux autres via des extraits de discours de représentants politiques.
  3. La pochette était vraiment trop laide.
  4. Les meilleurs titres figuraient également sur d'autres compilations, moins chute-du-mur-related mais nettement plus intéressantes.
Ne restait donc plus qu'à choisir entre Grenzfälle (Zong, 1990) et ce 20ème volet de la série Rock Aus Deutschland (Deutsche Schallplatten GMBH Berlin, 1992). Comme les deux disques ont quasiment la même tracklist, j'ai finalement opté pour le Rock Aus Deutschland, vu qu'il contenait 1 titre de plus et qu'il n'est jamais sorti en vinyle, ce qui me facilitait pour une fois le travail au niveau encodage. 16 titres (+ 2 interludes) donc, qui datent tous de la période 1989-1990, avec certes une poignée de merdes (Feeling B, Die Art) mais surtout pas mal d'incontournables de l'époque (Sandow, Die Firma, Naiv, AG Geige), sur lesquels je reviendrai d'ailleurs séparément d'ici peu.

01 Herbst In Peking Backschischrepublik
02 Der Gropze Vorsitzende WU stellt die Weichen
03 Naiv Sag Mir, Wo Du Stehst
04 Feeling B Mix Mir Einen Drink
05 AG Geige Maximale Gier
06 Die Firma Frau Müller
07 Die Art Wide Wide World
08 Ichfunktion Was Soll Ich Blopz Thunfisch
09 Die Anderen Freitag Abend In Berlin
10 Hard Pop Schlaflied
11 Die Vision Love By Wire
12 Der Expander Des Fortschrichtts Wolfszeit
13 The Local Moon Doloures Echo/Response
14 Tausend Tonnen Obst Safersex
15 Freygang Zwei Bier, Zwei Korn
16 Big Savod & The Big Manko Anyway What We'll Find
17 Der Dachdecker EH analysiert die Bitmusik und ihren Einflupz auf den Klassenkampf
18 Sandow Born In The G.D.R.

Rock Aus Deutschland OST - Volume 20 - Aufbruch . Umbruch . Abbruch (Deutsche Schallplatten GMBH Berlin, 1992)
192kbps

samedi 7 novembre 2009

Intrepidos Punks (Francisco Guerrero, 1980)

















Les punks de Intrepidos Punks volent, pillent, tuent, violent et torturent sans le moindre remords.
















En même temps, ils auraient tort de se priver, vu que les deux flics lancés à leurs trousses n'ont pas l'air plus motivés que ça, et passent le plus clair de leur temps à boire des bières la chemise ouverte et à se faire des petits signes de main entendus.
















Pourtant, Dieu sait si leur supérieur a lourdement insisté sur le sérieux de la situation.
















Mais rien n'y fait : terrasses, plats du jour, vins à la carte, les deux inspecteurs ont clairement d'autres projet en tête.
















Bref, l'ambiance est à la détente et les punks y vont, du coup, plutôt généreusement.
















Il faut dire qu'ils viennent tout juste de faire évader de prison leur leader Tarzan (au centre, interprété par le catcheur El Fantasma) et qu'ils ont pas mal de temps à rattraper.
















Si Tarzan est libre, c'est grâce à La Bête (dont le rôle est tenu par la strip-teaseuse La Princesa Lea), sa compagne, une jeune femme extrêmement motivée, qui ne recule jamais devant rien pour arriver à ses fins.
















D'ailleurs, elle aussi a pas mal de temps à rattraper avec Tarzan.
















Il faut dire que chez les Intrepidos Punks, toutes les occasions de baiser sont bonnes.
















Et il faut bien reconnaître que, de leur côté, les deux inspecteurs se la donnent pas mal non plus.
















Forcément, le lendemain, l'ambiance est nettement moins tendue.
  
Mais heureusement, ça ne dure pas bien longtemps (et ça continuera même jusqu'en 87 avec une séquelle très judicieusement intitulée La Venganza De Los Punks).




  • POUR Le groupe sorti de nulle part qui se met à jouer dans un coin de la pièce pendant un viol collectif. Bon esprit.
















  • CONTRE Des punks fans de Yes, est-ce bien sérieux ?



Disponible à l'origine en VHS chez Video Mex International et réédité depuis en DVD chez Imperial Films.

vendredi 6 novembre 2009

Tales Of Terror (Roger Corman, 1962)




Tales Of Terror
Roger Corman, 1962
USA

Affiche italienne