mercredi 22 mai 2013

On repeat



C'est cuir, c'est club, c'est mal-être urbain, c'est sociale détresse, c'est Club Passion en direct de Paris et c'est sorti la semaine dernière sur Eighteen Records en cassette only. A noter que le duo -car c'est un duo- sera en concert le 6 juin prochain à l'Espace B avec Le Prince Harry. Don't miss.

mardi 21 mai 2013

lundi 20 mai 2013

On repeat


Extrait de Mort Pour La Transe, troisième EP de Harshlove, excellentissime projet de Raph Sabbath, par ailleurs fondateur de Strasbourg et responsable de l'artwork du V.I.H.S. de Lonely Walk.


A noter que Harshlove sera à l'affiche de la dernière soirée Kongfuzi vs J'irai verser du Nuoc-Mam sur tes tripes de la saison, le 12 juin prochain à la Mécanique Ondulatoire, aux côtés de Lonely Walk et Jessica 93, comme l'indique le flyer ci-après, réalisé à mains nues par LL Cool Jo.

vendredi 17 mai 2013

My own private idaho

Parce que les vacances sont faites pour tout, y compris se terminer, j'ai laissé les surfeurs de Praia Grande continuer à se ramasser sur des vagues hautes comme des séquoias californiens, pour rentrer à Paris et vous annoncer immédiatement trois choses :

Tout d'abord que les Espagnols sont officiellement passés à la première place du top 5 des touristes les plus pénibles, détrônant enfin les Italiens après des années d'un règne sans partage. Irrespectueux, sales, vulgaires, embarrassants et terriblement ordinaires, ils ont aujourd'hui tous les atouts en main pour devenir l'écume de l'Europe. Même s'ils se font un peu plus discrets que par le passé, les Français conservent leur troisième place, loin devant les Japonais, qui ne doivent leur présence en quatrième position qu'à leur spectaculaire propension à se noyer dans un verre d'eau. Enfin, les Néerlandais ferment, comme à leur habitude, le classement, moins à cause de leur comportement que de cette question, qui me taraude depuis mon adolescence : pourquoi les Néerlandaises de plus de 50 ans ressemblent systématiquement à Robert Charlebois ? A quel moment se produit cette stupéfiante transformation ? Et dans quel but ? Le mystère reste entier.

Sachez ensuite que Entartete organisera demain une nouvelle soirée Chanson Française Dégénérée, avec à l'affiche Petra Pied De Biche (one-woman band d'Amiens pile entre Soeur Sourire, les Screamers et Malaria, notamment responsable il y a quelques mois du sur-tubesque "Parce Que Tu Es"), Gueule Ouverte (punk claudiquant Grenoblo-Montréalais à qui l'on doit "Gardez La Monnaie", LE morceau sur les pièces rouges qu'on attendait depuis la mise en place de l'euro en 2002) et Merde Fantôme, duo d'Amiens qui déclare aimer "Throbbing Gristle, Glu, Whitehouse, les cris d'animaux, les rythmes préhistoriques, l'alcool et Satan", ce qui, vous en conviendrez, est la marque de gens tout à fait recommandables. C'est donc demain 18 mai, à l'Espace B et à 20h précises. Et si tu n'as pas les 5 euros qui te permettront d'y accéder, j'ai 4 places à te faire gagner là, tout de suite, maintenant, il suffit juste d'en faire la demande polie et courtoise via mail/facebook/twitter (tout est disponible en haut à droite).

Enfin, troisième point et non des moindres, la sortie imminente de Who Cares, l'incroyable premier album (deuxième si l'on compte le EP sorti l'an dernier) de Jessica 93, qui sort conjointement sur Teenage Menopause, Et Mon Cul C'est Du Tofu? et Music Fear Satan. Un disque à écouter dans un de ces longs métros en route vers la mort, fonçant dans la chaleur de juillet ou sous la neige qui tombe en rafales, où chaque titre est comme une cigarette tâchant le bleu doux de la nuit, fumée lentement et avec abandon avant l'assaut final sur le monde. Et comme vous avez déjà considérablement usé et abusé de "Away", premier extrait de Who Cares posté sur les interwebs il y a pile un an, voici en exclusivité (et avant l'écoute intégrale prévue la semaine prochaine chez The Drone), un deuxième titre, intitulé "Poison", qui est -et ce n'est pas tout à fait un hasard- un de mes préférés du disque.



D'avantage d'Idaho propre et personnel :

jeudi 2 mai 2013

On repeat





Ça fait des mois que ça dure, toujours à fond, toujours en boucle.
Pour que l'expérience soit complète, je vous conseille de commander le disque directement auprès de FXHE, toujours un grand moment que les échanges de mails avec Shitty Smitty (qui vous accueille invariablement d'un "Ssshhiiiittt" tonitruant, puis multiplie les "PEACE" avant de finir par vous mailer, en loucedé, deux semaines plus tard pour vous demander votre adresse postale -qu'il a déjà, évidemment).

mardi 30 avril 2013

Wrong meeting


Véronique "étron libre" Genest en t-shirt Nirvana, la photo a été publiée cet après-midi par Grazia et s'est immédiatement imposée comme le prétexte optimal pour désarchiver le Graal absolu du dérapage vestimentaire, à savoir cette légendaire photo de Jean-Luc Lahaye en t-shirt Black Flag/DOA parue en août 1991 dans Télé 7 Jours.


A noter également ces sublimes captures de On Craque... Sandy, qui m'ont été gracieusement envoyées par JB Born Bad et Mamass des Tigres Du Futur. 3ème film de Michel Nerval (à qui l'on doit notamment Le Bahut Va Craquer, dans lequel Robert Castel fait une des plus belles imitations anticipatoires de Nicolas Sarkozy qu'il vous sera donné de voir), On Craque... Sandy vaut surtout pour  la présence totalement autre de Michel Galabru dans le rôle de Fernand, personnage au goût prononcé pour Suicide, Iron Maiden et les bottes camarguaises.



lundi 29 avril 2013

mardi 23 avril 2013

On repeat


Le nouvel album de Man Or Astro-Man? sort le 21 mai (cd sur Communicating Vessels, vinyle chez Chunklet) et je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'avancer le moindre argument supplémentaire, si ce n'est peut-être que le premier extrait est disponible juste ici.



lundi 22 avril 2013

Orval Carlos Sibelius - Super Forma (Clapping Music)


Texte écrit pour la bio du nouvel album d'Oscar Carlos Sibelius, dont la sortie est prévue le 22 mai sur Clapping Music.

Il existe des morceaux pour les jours où vous vous réveillez torse nu et sans chaussures aux abords d’une zone industrielle et où, après 4h de galère sous la pluie, vous retrouvez le chemin de votre appartement. Des morceaux qui vous ouvrent la porte avec un sourire aimant, vous tendent une couverture qui sent bon la poudre de cade et le chocolat chaud et vous propulsent instantanément sur la 4 fois 4 voies du bonheur inaltérable. Pas beaucoup, certes, mais il y en a. Il existe également des morceaux que vous avez découvert un beau matin d'avril et qui depuis restent invariablement associés au retour du printemps, à la lumière qui danse derrière les rideaux et à ces jours où on a presque envie de voir ce qu'il se passe avant midi. Pas beaucoup non plus, mais, là aussi, il y en a.

Et puis il existe des titres capables de faire tout ça en même temps, en à peine plus de 5 minutes et sans même l'amorce d'un effort. Pour être tout à fait honnête, je ne suis pas certain qu’il en existe plus de trois, mais j'en connais au moins un. Il s'intitule "Good Remake", il figure sur le troisième album d'Orval Carlos Sibelius (ex-chanteur/guitariste de Centenaire) et a été placé, luxe suprême, à la toute fin du disque, afin que seuls soient récompensés les valeureux et les justes. Vous n'aurez toutefois pas besoin de patience ni de courage pour venir à bout de Super Forma. Un matériel en état de marche, même approximatif, devrait suffire. Parce que même si l'objet à été ouvragé avec un soin propre aux plus cinglants coups de maîtres (pendant deux ans, en studio et sur bandes analogiques), une exubérance de disque maudit (l'ingénieur du son a jeté l'éponge au bord du nervous breakdown, laissant le soin à Stéphane Laporte - Centenaire, Egyptology- de finir le mixage, et Orval lui-même, à bout de patience, a fini par sortir son 2ème album -Recovery Tapes, enregistré en solo- dans l'intervalle) et qu'il contient une paire de moments totalement autres, où la raison a définitivement été écartée (le psychotronique "Cafuron" et ses trompettes fuzz sonnant le pinacle de la journée la plus pourrie de l'Univers sous fond d'arpèges horrifiques), il doit sa dimension épique, toute en polychromies hurlantes et vapeurs occultes, avant tout à ses chansons, puisque au final, c'est bien de cela qu'il s'agit et de pas grand chose d'autre.
Des chansons pour les jours où vous vous réveillez torse nu et sans chaussures aux abords d’une zone industrielle, bien sûr, mais aussi et surtout des chansons où le feu et la grâce tombent dru comme grêle et sans la moindre indulgence 46 minutes durant, dissolvant dans une spectaculaire averse mercurielle Byrds et Robert Wyatt ("Spinning Round"), Morricone et les Ventures ("Desintegraçao", "Asteroids"), psychédélisme italien et vents californiens ("Super Data"). La manière est radicale, le résultat écrasant. Et à la fin, alors que s'envolent les dernières notes de l'immense "Good Remake" et qu'au loin, une nation d'insectes continue à chercher son âme dans la brume du continuum pop, Orval Carlos Sibelius avance tranquillement vers la lumière avec l'étincelante démarche des seigneurs, tenant entre ses mains l'enveloppe intacte d'un coeur palpitant. Pas n'importe lequel : le votre. Le voyage est à ce prix. On n'en revient pas, mais on y reste heureux. Fou, perdu, mais heureux. Après, c'est ça ou la zone industrielle, à vous de voir.